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Visite de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly

publié le 18 juin 2014 à 13:09 par Thomas Dufour   [ mis à jour : 18 juin 2014 à 13:10 ]
C’est devenu une tradition en première année de BTS MI à Condorcet : au printemps, on visite la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (département du Loiret, région Centre, à 100 km au Sud de Paris). La centrale propose chaque année des offres de stage aux étudiants de BTS Maintenance Industrielle de Condorcet suite à la signature d’une convention de partenariat entre les deux établissements en 2009. Cette année, la classe de terminale ITEC participe aussi à la sortie. 

Après une heure de route, le car nous dépose à une centaine de mètres de l’une des quatre tours aéroréfrigérantes, d’une hauteur impressionnante de 166 m, et à la base de laquelle nous apercevons de l’eau s’écoulant en cascade géante. Seulement 3 tours laissent échapper de la vapeur d’eau sous la forme d’un épais nuage blanc dans un ciel clair. Nous apprendrons par la suite que l’un des quatre réacteurs est en arrêt et subit son contrôle décennal. 

La visite commence par une conférence pour nous expliquer le fonctionnement de la centrale  qui est du type REP (réacteur à eau pressurisée) alimenté avec un combustible mixte constitué d’uranium et de plutonium appelé Mox. Cette technologie a été déclinée sur 58 réacteurs en France dont les quatre réacteurs de 900 MW de Dampierre-en-Burly qui appartiennent donc à un parc standardisé, ce qui permet mutualiser les ressources d’ingénierie, d’exploitation et de maintenance. 

A l’issue de la pause déjeuner, nous sommes conviés à enfiler des chaussures de sécurité et à nous munir d’un casque. Plusieurs portiques de contrôle d’identité et de détection de radioactivité doivent être franchis avant de pouvoir accéder à l’enceinte de la centrale. 

La visite se poursuit par l’impressionnante salle des machines à l’atmosphère chaude : nous arpentons ce gigantesque bâtiment de 400 m de long et de 40 m de haut munis de protections auditives et d’un casque audio pour écouter les commentaires du guide. Nous circulons au milieu des groupes turbo-alternateurs tournant à 1500 tours par minute et aux dimensions colossales (chaque stator est une pièce considérable, pesant près de 340 tonnes et mesurant 12 m de long, 4 m de large et 7 m de haut) ; en raison d’infrastructures routières insuffisantes pour un acheminement direct, le rotor de l’une des turbines a dû transiter par le détroit de Gibraltar et par le port du Havre pour venir de Chalon-sur-Saône en février 2012. 

La taille des conduites de vapeur d’eau que nous longeons (diamètre de l’ordre du mètre) et la complexité des circuits secondaires ne laissent personne indifférent. Pendant notre visite, nous croisons un immense portique de levage qui se déplace lentement sur des rails, enjambant toute la salle des machines, si bien que nous pouvons apercevoir l’inscription de la masse de levage lorsqu’il passe au-dessus de nos têtes : 350 tonnes, soit l’équivalent d’une rame TGV entière !

Cette valse des grands nombres commence à nous faire tourner la tête, heureusement que la visite s’achève ! Notre curiosité a été largement rassasiée grâce à nos guides, … jusqu’à l’année prochaine.

J.-N. Chaix


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