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Actualités du Lycée


Salon du Bourget 2017 et Trophée UITS : Prix Coup de coeur remporté par le lycée Condorcet!

publié le 25 juin 2017 à 16:38 par Louisa MAZOUZ   [ mis à jour : 25 juin 2017 à 17:13 ]

Le lycée Condorcet a été primé ce vendredi 23 juin du Prix du Trophée UITS (Union des industriels des Technologies des Surfaces) pour la catégorie coup de coeur du jury. 

Cette année, le thème retenu pour la création d'u chef d'oeuvre est la Musique.
L'oeuvre conçue et choisie par les lycéens : un gramophone design au titre évocateur, "Ceci n'est pas un gramophone", en effet, c'est une oeuvre d'art unique!

Le résultat de ce concours et la remise des prix se sont tenus au Salon du Bourget dans l'Espace ASTEC en présence du Président de l'UITS et d'autres représentants de grands groupes, membres du jury, comme Dassault ou Graindorge.

Nos élèves de la filière Technologies des Matériaux et Technicien d'Usinage ont concouru avec des étudiants de BTS TDM et de masters issus de toute la France.
Le lycée Condorcet est le seul établissement public qui a participé à ce concours avec des lycéens de filières pré-bac. Nathanaël et Rayan de la filière Technologies des Matériaux, ont su présenter et argumenter auprès des membres du jury avec conviction et sérénité! Ils les ont conquis.

Nous sommes fiers du résultat de ce projet mené sur l'année scolaire 2016-2017. 

Ce prix fait honneur au travail d'équipe des élèves, des professeurs de ces deux filières connexes et du service DDFPT qui a piloté cette action. 

Cette démarche de projet a insufflé dynamisme et créativité, chacun valorisant ses compétences et atouts dans divers domaines, de la conception même du chef d'oeuvre à la mise en forme de sa représentation : montage vidéo, musique électronique du film créée par les élèves du module Musique Assistée par Ordinateur à partir du bruit des machines de l'atelier TU! Félicitations à nos deux ambassadeurs!

C'est tout un ensemble de savoir-faire et de talents mobilisé durant l'année qui a été couronné par ce beau succès final. 

Nous y associons pleinement le lycée Aristide Briand du Blanc-Mesnil, son DDFPT et ses professeurs qui ont accepté de participer à la production de ce chef d'oeuvre en mettant à disposition ses machines et les compétences de ses lycéens.

Cette dimension fut particulièrement appréciée des membres du jury pour cette mise en synergie et mutualisation.

Je vous invite à parcourir les étapes de ce projet et l'esprit de ce chef d'oeuvre collectif en lisant le dossier transmis en pièce attachée. Découvrez un souvenir en image de cette belle matinée!

Les lycées Condorcet et Aristide Briand ont tenu un stand (D08) dans l'avion des métiers du Salon du Bourget depuis le lundi 19 juin et durant toute la semaine du SIA afin de présenter leur offre de formations en lien direct avec l'aéronautique et l'aérien.

RDV en juin 2019 pour le prochain Salon du Bourget et le nouveau concours Trophée UITS 2019 sur un autre thème!


"Ceci n'est pas un gramophone."

Trophée UITS au Salon du Bourget 2017

Cannes : Une suite, les articles "retours" de nos 5 critiques en herbe!

publié le 25 juin 2017 à 15:58 par Louisa MAZOUZ   [ mis à jour : 25 juin 2017 à 16:00 ]

Découvrez les témoignages de nos 5 critiques de cinéma en herbe!

Mana :
Cette expérience à Cannes a pour moi été utopique. J'ai toujours adoré le cinéma, particulièrement le cinéma indépendant et découvrir de nouveaux films, de nouveaux réalisateurs à la Semaine de la Critique était une grande chance. Nous avons pu découvrir la critique de cinéma, de films grâce à de intervenants plutôt reconnu comme Charles Tesson ou Sandrine Marques. Cette première approche à la critique cinématographique a été très enrichissante afin d'aiguiser nos réflexions sur la façon de visionner un film. Je remercie aussi tout particulièrement l'OFAJ qui nous a permis de participer à cet échange franco-allemand fort intéressant sur un sujet qui nous rassemble tous, ce qui facilite grandement l'échange. La critique filmique nous a été présentée sous différents aspects, la critique presse et la critique radio, il était donc fort intéressant de découvrir les nuances entre ces différents supports. Nous avons assisté à de nombreuses projections de films dont nous n'avions pas forcément l'habitude ce qui était encore plus intriguant. De surcroît, avec Océane Brival nous avons eu la bonne fortune de rencontrer Niels Schneider un acteur que nous aimons tout particulièrement avec qui nous avons pu échanger pendant un petit temps, ce qui m'a rempli d'espoir sur le fait que les gens de ce milieu pouvait être avenant avec des jeunes débordant de rêves sur le septième art. Cette expérience m'a confirmé les projets post-bac que j'aimerais entreprendre dans l'audiovisuel et dans le cinéma. Et il y a un adage que j'aimerais vous partager d'un réalisateur que j'admire Xavier Dolan "Je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n'abandonne jamais".  

Deborah :
Chère Madame Cavillan , je souhaite vous écrire cette lettre pour vous remercier de tous ce que vous avez pu nous proposer durant ce séjour. Ce fut une semaine inoubliable , une opportunité jamais donnée. 
Nous avons vécu telles des célébrités avec des restaurants des sorties au cinéma et pleins d'autres choses comme la rencontre de réalisateurs ou de critiques de cinéma. D'ailleurs, le fait d'avoir travaillé avec des critiques de cinéma m'a permis d'apprendre de nombreuses choses. J'ai fais de belles rencontres ce séjour restera à jamais graver dans ma mémoire. Je tenais également à remercier tout le personnel qui nous a accompagnés avec gentillesse durant les 5 jours. Ce n'est pas tous les jours qu'on côtoie des allemands et je trouve ça génial d'avoir pu "vivre" avec des germanophones. Toutes les activités proposées ont été agréables et enrichissantes! C'est pour cela que je souhaiterai remercier l'OFAJ de nous avoir sélectionnés !(je n'en reviens toujours pas).
 
                             Merci beaucoup, bonne continuation. 

Yassine :
Cannes ou l'aube de mes rêves

En cette année 2017 nous avons eu l'incroyable opportunités de participer à la 56e semaine de la critique à Cannes et ce grâce à l' OFAJ. Il y a quelque temps de cela nous n'osions même pas en rêver et pourtant nous y étions...Je peux aisément affirmer que cette sélection fut l'une des plus belles surprises qu'il m'ait été donné d'avoir dans ma vie. Chaque jours était spéciale et s'est avéré riche en découverte toujours plus merveilleuses les unes que les autres. La journée du mercredi m'a particulièrement marqué ; nous avons fait des rencontres exceptionnelle avec deux critiques très accessibles et avenants, ils nous ont donné quelques ficelles du métier de critique. Cela m'a permis d'aborder cette profession et ses rouages de manières plus claire, de la découvrir sous un nouveau jours... C'est un métier divers, d'investigation, (il faut parfois faire quelques recherches sur un sujets donné pour avoir toute les clés de compréhension du film), et surtout d'analyse, d'attention et de réflexion. Nous avons découvert la croisettes et ses environs en soirée, c'était pour ainsi dire...magique et splendide à la fois, je me souviens je restais émerveillé à chaque coin de rue devant les belles bâtisse ; des étoiles plein les yeux des rêves plein la tête, toute émoustillée, essayant de réaliser tant bien que mal ce qui m'arrivait. Au vue de ce séjours fabuleux et cette chance inouïe je n'ai pas les mots pour exprimer ma gratitudes à tous les acteurs de ce séjours, tous les intervenants toute les personnes mobilisés : L'OFAJ et Mme Cavillan pour avoir cru en nous, avoir investi tant de moyens et de leurs personnes pour que cette semaine se passe au mieux, à ma formidable professeure D'allemand... à mon proviseur, Mme Mazouz pour s'être autant investie... Cette semaine a changé quelque chose en moi et m'a permis de réaliser certaines choses : chacun de nous porte en lui un potentiel, il incombe à chacun d'entre nous de prouver ce qu'il vaut en se surpassant... et ça je l'ai compris. J' apprend petit à petit à avoir foi en moi même et mes capacité et surtout désormais je m'octroie le droit de rêver !

Pierre :
Cannes en plein festival c’est assez beau, ça transpire l’artifice aussi mais c’est ce qui fait qu’on a tant envie d’y aller ! On a eu l’occasion de rencontrer d’autres jeunes qui partageaient un intérêt pour le cinéma et converser avec des Allemands qui ont une langue bien différente de la notre, chose qui au passage influence ostensiblement la manière d’appréhender et d’analyser le contenu. J’attendai beaucoup de cette semaine, avant tout de recevoir une instruction polyvalente qui nous inculquerait les plus justes manières de mener à bien une critique mais aussi une immersion dans l’univers de réalisateur, par l’analyse puis le dialogue.

Charles Tesson a su nous transmettre les valeurs & la passion qu’il a pour la critique avec une distance que justifie certainement sa carrière. Qu’on débute critique de film et qu’on s’accompli critique de cinéma, il entend par là qu’une critique pleinement aboutie réfléchit tant sur la substance et la forme du film que sa place dans l’univers cinématographique. La semaine de la critique est en réalité quelque peu particulière puisque les critiques de films, dont Charles Tesson, sont appelées à sélectionner des œuvres qu’ils souhaitent faire connaître et non pas nécessairement choisir parmi les plus riches, les plus originales ou les plus intelligibles.
Au cours d’un atelier de rédaction, Sandrine Marques nous a guidés dans l’élaboration d’un argumentaire de critique. Nous expliquant ainsi qu’il peut être bon de partir d’un ressenti pour son premier jet et qu’il était préférable de ne pas lister ni décortiquer chaque aspect de la réalisation et de l’écriture en mettant de côté son émotion. J’ai beaucoup apprécié le recul et le parti pris, qui clairement vinrent à manquer dans l’enseignement littéraire du lycée. Il paraît alors indispensable de s’essayer à la critique sans aspirer à trop d’envergure puis de gagner en sagacité pour forger ses propres outils.
Jörg Taszmann nous a quant à lui fait part de son expérience de critique à la radio et des impératifs qu’un tel média impose, ainsi que les formes diverses qu’une émission pouvait prendre.
Le métier de critique est assez mal rémunéré contrairement à ce que je me figurai, un article dans le Monde revient à une soixantaine d’euros quand une émission radio avec un montage et des interviews oscille entre cent-cinquante et trois cent cinquante euros en Allemagne selon l’importance du média.
Les échanges avec les réalisateurs Salvatore Lista et Oliver Adam Kusio, dans lesquels Xavier Leherpeur nous a guidés, se sont avérés très opportuns puisque leurs courts métrages étaient difficilement appréhendables, presque expérimentaux. J’ai apprécié les paroles de Salvatore Lista, qui nous a encouragé à nous lancer dans la création tout en nous remémorant qu’il faut produire pour progresser et ne point s’endiguer aux première embuches du métier.

Pour conclure, je tiens à remercier Mme Cavillan pour son affabilité et son implication ainsi que tous les partenaires de l’OFAJ, les chauffeurs (Benjamin!), les interprètes et Mme Vayssière pour cette mémorable semaine !

Océane :

l y a maintenant deux semaines, Yassine, Déborah, Mana, Pierre, notre professeure d’allemand Mme Vayssière, et moi avons passé un super séjour à Cannes dans le cadre de la 56e Semaine de la Critique. Durant celle-ci nous avons ainsi pu voir des films de la sélection de la Semaine de la Critique, en faire des critiques, rencontrer les réalisateurs de deux d’entre eux et monter les fameuses marches du tapis rouge.

Les séances de critiques n’étaient pas réellement comme je l’avais imaginé : écrire une critique ne nécessite pas forcément la rédaction d’un résumé très détaillé du film, mais se base plutôt sur nos ressentis, que l’on associe ensuite aux techniques utilisées, au jeu des acteurs et plus généralement à la mise en scène adoptée lors de la réalisation du film.

Ce que j’ai vraiment aimé lors de cette semaine a sans doute été la rencontre avec les réalisateurs des courts métrages Le visage et Ela – Sketches on a Departure. J’ai aimé poser des questions, avoir des précisions sur certains détails, connaître l’origine de la réalisation des leurs films.

Ayant été sélectionnés pour ce projet par l’Office Franco-Allemand de la Jeunesse, nous avons pu travailler également avec dix élèves allemands : cinq de Francfort et cinq autres de Tübingen. J’ai apprécié le fait de réunir des jeunes de différents pays partageant une passion commune, qui fait complètement tomber la barrière de la langue.

Cette semaine à Cannes ne m’a pas forcément donné envie de faire de la critique, mais a renforcé ma passion du cinéma et m’a incité à songer davantage à entrer dans ce milieu.



Dernières nouvelles du Futsal

publié le 28 mai 2017 à 12:11 par Louisa MAZOUZ   [ mis à jour : 28 mai 2017 à 12:47 ]

Durant toute l'année scolaire, les tournois de futsal se sont organisés, le dernier de l'année s'est déroulé ce mardi 24 mai. Certains se diront "Félicitations" étant donné qu'il vient de s'achever avec la victoire 7-5 des professeurs-assistants d'
éducation contre les Terminales MVA.

Voici les distinctions du tournoi :

Classement général:

1er : Profs-Assistants d'éducation

En photo l'équipe TMVA et Profs

​(A noter l'absence de M.BON, gardien remplacé par M.DJEDIK)

2ème: TMVA
3ème: TSIN
4ème Team PERRINE.

Meilleur buteur: DA SILVA SANCHES TAVARES Micael (21 buts : TMVA)




Prix du fair-play: 2SEN. Très bon état d'esprit et très souvent présent (au tournoi et l'AS en général)


(2nd degré en réalité, ils sont fair-play...)

Mention spéciale: TEAM RAUZIER qui est la seule équipe mixte (hormis celle des profs). C'est une initiative que nous encourageons et que nous souhaiterions voir dans les tournois futurs car l'intégration par le sport et la prise en compte de la mixité font partie de nos objectifs en EPS.



L'équipe EPS et l'équipe de Profs-Assistants d'éducation félicitent tous les participants et tous les supporters (professeurs et élèves) pour l'état d'esprit très sportif constaté et le dynamisme qu'ils ont pu apporter à ce tournoi.




L'équipe TMVA gagne son billet pour aller jouer contre l'équipe du lycée Jean Jaures et représenter les couleurs de Condorcet. La date est encore à fixer !

En espérant vous retrouver encore plus nombreux et avec le même état d'esprit pour le tournoi de l'année prochaine où l'équipe Profs-Assistants d'éducation défendra fièrement son titre !
​​Sportivement

M.MERESSE


Festival de Cannes 2017 : une semaine de la critique lycéenne

publié le 28 mai 2017 à 03:04 par Louisa MAZOUZ   [ mis à jour : 28 mai 2017 à 03:16 ]

Déborah, Mana, Océane, Yassine, Pierre et leur professeur d'allemand, ont passé une semaine intensive, passionnante, magique à Cannes aux côtés de critiques de cinéma dont Charles Tesson (membre du comité de sélection pour les 49e et 50e éditions de la Semaine, et nommé Délégué Général en 2011), de réalisateurs dont le Français Salvatore Lista et l’Allemand d’origine polonaise Oliver Adam Cusio, d'acteurs et ils en garderont un souvenir marqué et instructif. 

Alors que Pierre lors de son arrivée annonçait : "Je ne sais pas trop à quoi m’attendre. J’espère que l’intervenant qui va nous sensibiliser à la critique nous montrera comment voir un film de manière plus profonde et comprendre la profondeur de ces œuvres, qui peuvent paraître très simples au premier abord. J’espère que l’on va progresser dans ce domaine là, en plus de prendre du plaisir à Cannes. ». Il a dorénavant une réponse concrète!

Voici quelques extraits choisis de l'interview réalisée auprès de Charles Tesson :

Pourquoi et comment est née la Semaine de la Critique ? 

Une chose importante que l’on ne sait pas nécessairement c’est que le Festival de Cannes officiel  (la compétition avec la Palme d’or) ne sélectionnait pas les films à l’époque comme on le fait aujourd’hui. Le Festival de Cannes  fonctionnait à ses débuts en 1946 sur le même système que l’Eurovision aujourd’hui : dans chaque pays, un comité professionnel choisissait le film qui allait le représenter au festival. Mais le cinéma français à Cannes a eu l’intelligence de faire venir des cinéastes jeunes, de moins de trente ans, qui ont réalisé leur premier film et qu’on a appelé la Nouvelle Vague : « Les Quatre Cents Coups » de François Truffaut, « À bout de souffle de Jean-Luc Godard » etc.  Il y avait des jeunes cinéastes non  seulement en France, mais aussi en Italie, en Pologne, au Japon. Le monde connaissait une explosion de jeunes talents. Le président du Festival de Cannes à l’époque a eu la clairvoyance de demander à l’Association française de critique de cinéma de créer une section dédiée uniquement aux premiers et aux deuxièmes films. C’est ainsi qu’est née la Semaine de la Critique en 1962. Elle était donc la première section de Cannes à sélectionner des films. C’est ainsi que le Festival mit fin en 1972 au système  décrit plus haut, et commença  à sélectionner lui-même des films du monde entier. Autre particularité de la Semaine de la Critique : ce sont des critiques de cinéma en activité qui visionnent des films en avril/mai, au moment de Cannes, pour composer une sélection. Un métier spécifique est né à ce moment : celui de programmateur. Il s’agit de professionnels cinéphiles qui ont pour vocation de voir des films et de composer une sélection.

En quoi consiste le métier de critique de film ?

On demande aux critiques de savoir à la fois ce à quoi le film aspire à être et ce qu’il est pour nous. Cela nécessite une capacité à analyser et à évaluer. Les critiques doivent évaluer ce que le film apporte dans le cinéma  d’aujourd’hui, ce qu’il dit.

Etre critique lors d’un festival, c’est parler d’un film que les lecteurs n’auront pas vu le plus souvent, à la différence de la critique des sorties cinéma hebdomadaires. On se pose la question : qu’est-ce qu’écrire une critique pour une personne qui n’a pas vu le film ? Parfois, on peut écrire  pour des réalisateurs, au sens où on rêve que le cinéaste lise notre texte et se dise : « C’est formidable ! », ou encore écrire des textes pour soi. C’est une forme d’essai littéraire qui donne lieu à une réflexion sur le cinéma.

Il m’est arrivé de voir des films en festival, d’avoir un coup de cœur et de ne pas vouloir écrire un texte sur le fond car le public ne l’aurait pas encore vu. Dans ce cas là, la critique doit donner envie de le voir, l’écriture joue le rôle d’accès au film.

Qu’est-ce qui fait une bonne critique de film ?

On peut parfois faire des critiques de  film juste sur leur discours au sens global, ou d’autres sur l’ambition de la mise en scène, se demander pourquoi le geste de mise en scène de l’image est  le point fort de l’œuvre ? Mais le critique doit choisir l’angle et l’aspect qu’il veut privilégier plutôt que de faire un bilan global. Par ailleurs, il est important d’avoir le goût de l’évaluation de la valeur du film dans le cinéma actuel et pour soi aussi. Un défaut, qui est normal, est  d’exprimer un point de vue subjectif de façon trop tangible.  Certains critiques ont parfois des réactions agressives face à un film. Je considère qu’il faut dépasser ce stade de « répulsion ». Une critique négative  doit aussi être constructive. C’est-à-dire qu’elle doit essayer d’expliquer le comment du pourquoi. C’est utile à la fois pour soi, et pour le cinéaste, qui sera certes mécontent dans un premier temps, mais qui comprendra et  remerciera le critique par la suite.  Il est également important de faire confiance à ses émotions. Mais ce n’est pas l’émotion en elle-même qui est importante, c’est l’analyse cinématographique qu’on en fait. Je dirais qu’il y a deux manières d’écrire un film : le point de vue global, dit point de vue de l’aigle (voir un film d’un certain pays et savoir ce qu’il apporte dans le cinéma de ce dernier), et la théorie du tricot (choisir un plan qui nous intrigue et faire tenir tout le film esthétiquement, formellement à travers ce plan).

De son côté, Mana exprime bien son extrême satisfaction : « C’était assez impressionnant parce que il y avait des grandes stars. Il y avait Niels Schneider, un acteur que j’adore, qui fait notamment partie du jury de la Semaine de la Critique. On a pas pu trop parler avec lui parce qu’on était pas là pour ça mais c’était bien. C’était impressionnant. Il y avait aussi Sandrine Bonnaire, et Frédéric Beigbeder et ensuite on a vu Béatrice Angrand, la Secrétaire générale de l’OFAJ. C’est grâce à elle, grâce à l’OFAJ qu’on est là, on va la remercier. ».

Le premier grand défi pour les 20 jeunes français et allemands retenus fut d'écrire une critique de film qu’ils ont vu mardi dernier au cinéma Miramar, dans le cadre de la programmation officielle de la Semaine de la Critique. L'autre étape fut de passer à la radio!

Voici une des critiques des lycéens de Condorcet :

"Hymne à l’effort"
Après y avoir été chef opérateur à deux reprises, Emmanuel Gras revient au Congo avec Makala. Dans ce documentaire, le spectateur accompagne Kabwita dans son difficile périple jusqu’à Makala dans le but de vendre son charbon.
Ce film se démarque par son rythme variable passant du temps dilaté du voyage à la frénésie de la ville qui colle au quotidien du personnage.
Cette opposition se remarque tout d’abord par le travail du son (par son format 5.1, la violence des bruits mécanique, une répétition du même thème musical) ainsi que celui de l’image (Plan séquence ainsi qu’une stabilisation marqué durant le voyage contre un montage plus frénétique lorsqu’il est en ville).

Océane sur le bateau d'Arte lors du cocktail, donné en l'honneur des 20 critiques en herbe, témoigne des temps forts de cette semaine au travers de ses impressions :

"Mon meilleur moment à Cannes, c’était l’interview avec les deux réalisateurs. On avait pu poser pas mal de questions, pour connaître leur parcours et comment ils étaient arrivés là, à la fonction qu’on voudrait nous-même avoir dans le futur. Ils étaient très sympathiques, on ne s’y attendait pas qu’ils soient aussi proches de nous. Du coup, c’était vraiment génial ! Et après, en plus de ça, quand on est allés voir le film au Miramar, le film de clôture « Brigsby Bear », nous avons pu rencontrer Niels Schneider, c’était génial. C’était la rencontre de Cannes ! J’ai adoré. Lui aussi, ils nous a parlé d’égal à égal. On a parlé de cinéma, on lui avait dit qu’on était à Cannes avec l’OFAJ, il était adorable donc ça m’a plu."

Nous comptons sur leur retour au lycée Condorcet pour nous donner chacun leur témoignage de cette semaine! Et encore bravo à eux pour avoir assurer avec professionnalisme cette semaine de la critique alors que le bac arrive à grands pas.

Et tous nos remerciements à l'OFAJ pour cette initiative de grande qualité et précieuse pour l'ouverture culturelle et cinématographique des lycéens.








Et maintenant à nous Cannes!! Le Festival en direct pour 5 lycéens de Condorcet!!

publié le 21 mai 2017 à 14:26 par Louisa MAZOUZ   [ mis à jour : 21 mai 2017 à 14:30 ]

Après le théâtre et la tournée de l'atelier, cinq de nos lycéens de 1ère L et S vont participer au Festival International du Film de Cannes 2017 et fêter ses 70 ans d'existence. 

Suite à un concours lancé par l'Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, nos lycéens ont été sélectionnés pour participer à l'atelier de formation à la critique de film que l'OFAJ organise du 23 au 27 mai à Cannes durant le Festival. 

Le choix du comité de sélection de l'OFAJ s’est porté sur 4 lycées au total en France et en Allemagne :
  1. Le Lycée Condorcet F-93100 Montreuil
  2. Le lycée Guy Mollet F-62022 Arras
  3. Kepler-Gymnasium D-72072 Tübingen
  4. Liebigschule D-60488 Francfort sur le Main

 Au cours de leur séjour, ces lycéens découvriront le métier de critique de film en rencontrant des journalistes et en assistant à des projections de films. Ils pourront aussi échanger en allemand et en anglais.

Un blog sera alimenté par les 20 lycéens dont les 5 ambassadeurs du lycée Condorcet, retrouvez-les et découvrez leurs articles, photographies et vidéo en cliquant ici : https://cannes.ofaj.org/


La Délégation Académique aux Relations Européennes et Internationales et à la Coopération a édité un article sur son FaceBook pour couvrir cette belle aventure au pays du cinéma!




La dernière de la tournée au Théâtre de Verdure le 19 mai : une tournée à succès

publié le 21 mai 2017 à 13:27 par Louisa MAZOUZ   [ mis à jour : 21 mai 2017 à 13:44 ]

La tournée 2017 s'achève pour les comédiens du lycée Condorcet en ce 19 mai au théâtre de Verdure, après être passés sur la scène Comme vous Emoi,  au Théâtre Berthelot et au collège J. Moulin.

Quel succès : "une vraie troupe", "quelle aisance sur scène et sur n'importe quelle scène", "grande qualité du jeu" entre autres constats et compliments dans le public toujours au rendez-vous.

Cette session fut un vrai succès et nous tenons à rendre hommage à toute la troupe du lycée Condorcet, aux deux professeurs et au metteur en scène, Sophie Perrimond qui ont formé, encadré, encouragé et su valorisé les qualités de chacun.

Une vidéo photos en guise de souvenir de cette dernière représentation dans le cadre exceptionnel et original du Théâtre de Verdure situé sur les hauts de Montreuil, non loin du lycée Condorcet, théâtre de plein air où nos comédiens ont assuré une représentation entre soleil et pluie toujours avec autant d'entrain et de professionnalisme.

Rendez-vous le vendredi 2 juin avec les familles pour une Journée Porte Ouverte et le bilan de cette session 2017 qui a pu être menée à bien grâce à l'action FSE : "Accrocher l'Ecole de la République".





Baroufe à Montreuil!Théâtre de Verdure vendredi 19 mai

En tournée dans la ville, les lycéens de Condorcet dans une comédie du "Molière italien"

publié le 1 mai 2017 à 23:48 par Services En ligne   [ mis à jour : 1 mai 2017 à 23:49 ]

Article le Montreuillois N° 33


Clin d’œil du Journal municipal le Montreuillois n°33 avant la tournée "hors les murs" de l'atelier Théâtre du Lycée Condorcet.

Un Orchestre Au Bahut : Paris Mozart Orchestra / Staël-la vidéo!

publié le 27 avr. 2017 à 10:34 par Louisa MAZOUZ

Vous trouverez dans cet article, une des actualités du site de l'académie de Créteil qui couvre le concert du PMO du 30 mars dernier, vous y écouterez des morceaux de musique, des témoignages d'élèves, de professeurs et de Claire Gibault. 
La vidéo est accessible à partir du lien suivant : PMO 2017 Condorcet

Vous disposez en annexe de cet article d'une sélection de textes écrits par les lycéens de 2nde.

Bonne lecture!

« Un orchestre dans mon bahut » : la musique classique s'invite dans l'académie de Créteil
Actu académique

Huit collèges et lycées de l'académie de Créteil ont participé cette année au projet « Un orchestre dans mon bahut », mené par la chef d'orchestre Claire Gibault. Ces concerts pédagogiques ont pour vocation de faire entrer la musique classique au coeur des établissements scolaires et de faire participer les élèves en tant que co-créateurs des oeuvres musicales.

Le 30 mars 2017, le Paris Mozart Orchestra s'est rendu au lycée Condorcet de Montreuil (93) pour proposer aux élèves un concert pédagogique. Cette année, le thème proposé par l'orchestre était « Staël, peindre l’inaccessible ». 

La compositrice Edith Canat de Chizy a écrit une œuvre musicale à partir de huit tableaux du peintre Nicolas de Staël. Les élèves de huit établissements de l'académie de Créteil ont participé au projet en réalisant un travail d'écriture, à partir des oeuvres du peintre. Certains de leurs textes ont été lus, au fil du concert, par le récitant Tony Harrisson. 

Ce mélange hybride de musique et de littérature, appelé aussi « mélologue », a été conçu pour rapprocher les élèves de la musique classique mais aussi pour les y associer directement, en tant que co-créateurs d'une oeuvre musicale. La chef d'orchestre Claire Gibault, très engagée en faveur de la dimension socio-éducative de la musique, a raconté son parcours aux élèves puis les musiciens ont réalisé des démonstrations avec leurs instruments avant de répondre aux questions des élèves et de leurs professeurs. La rencontre s'est poursuivie par l'écoute du concert, émaillée de nombreux échanges. Revivez ce moment en vidéo.



« L’invitation au voyage » Paris Mozart Orchestra 2017

Travaux d’écriture des élèves de 2°6 et 2°4 du Lycée Condorcet (30 mars)

Autour des tableaux de N. de Staël 

SÉQUENCE 1 : VOYAGE (Sur Le Bateau)

  

À Monsieur Charles Lebleu                                                                     Honfleur, le 28 mars 2017

 

Mon cher Charles,

 

C’est bientôt les vacances et je te propose un long voyage en bateau sur la mer. Je nous vois déjà voguer, voguer à travers un vaste bleu perdu. Accompagnés d’un ciel bleu, de nuages bleus. Bleu, bleu, bleu… la tranquillité, le calme, entièrement pris dans ce bleu. On vogue, on vogue sur le bateau. Ah quelle tranquillité, quel calme, c’est merveilleux ! Je ne peux arrêter d’y penser. Pense à ce voyage comme le tableau « Le bateau » de Nicolas de Staël. J’espère que le voyage te tente. Ce sera une belle expérience.

 

Ton ami Mickael.

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SÉQUENCE 2 : COULEUR (Sur La Ville blanche)

 

 

Collioure, le 28 mars 2017

Chère Cami,

Je t'écris cette lettre car il y a quelque temps je suis retournée dans la ville où nous passions nos vacances d'été. Lors de mon arrivée, je me suis baladée le long du port et je me suis enfoncée à l'intérieur de ce décor méditerranéen : toutes les façades des maisons étaient blanches et on voyait le soleil qui se reflétait sur leurs toits, on aurait dit une ville couverte de neige en plein été avec ces petites rues aussi étroites les unes que les autres. À chacun de mes pas, je me remémorais les souvenirs que nous avions partagés ensemble, comme la fois où nous nous sommes rendues dans cette petite boutique de confiserie et que tu refusais de partir tant que tu n'avais pas goûté chaque bonbon : au final, c'est ta mère qui a dû te sortir de force ! Cette situation était très amusante… Tous ces souvenirs me rappellent le tableau peint par Nicolas de STAËL. Nous avons passé tellement de bon moments ensemble que de savoir que tu n'es plus parmi nous me fait réaliser à quel point nous étions proches. Cependant, je pense qu'il est temps pour moi de t'oublier et de te faire mes adieux. J'espère que tu es bien là où tu te trouves. Adieu Cami.

Marie

SÉQUENCE 3 : CIELS (Sur Ciel à Honfleur)

 

Cher Pablo Picasso,

Vous qui êtes mon peintre préféré et qui ne pouvez me lire, j’aimerais vous adresser cette lettre imaginaire pour vous parler d’un tableau. Ce tableau de Nicolas de Staël, avec ses couleurs froides, ses traits, me rappelle mon enfance et cette ville où je suis allé avec mes parents quand j’étais petit. Le petit lac au milieu de la toile, j’y étais : à cet endroit, le ciel se reflétait sur l’eau, j’avais l’impression d’être en haut quand je regardais à travers ce lac et, à force, cette herbe verte et douce me ramenait sur terre quand elle me touchait. Je détestais la boue au bord du lac, elle me ruinait le paysage, cette boue noire, visqueuse, mais il m’arrivait de jouer avec : c’était déplaisant à voir, certes, mais j’étais jeune, c’était drôle. Pour finir, ce tableau me rappelle Honfleur, cette ville au nord de la France, une très jolie ville d’ailleurs.

Avec tout le respect que je vous dois, cher Monsieur Picasso,

Un admirateur.

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Avenue de la plage du butin, Honfleur, le 20 août 1954

 

 

Mon fils,

 

Après toutes ces années de séparation,

Je reviens vers toi, comme les vagues reviennent au rivage,

Dans mes souvenirs, cette plage était le plus beau des paysages,

Qui nous a vu vivre avant cette séparation,

 

D'ici, le vent de la plage me semble si léger,

J'entends les mouettes planant comme des cerfs-volants,

Cette plage me semble si proche, mais invisible de ma vue dégagée,

Je vois le vent venir de l'Est, Rouen sûrement,

 

Une fois dehors, je ne perçois pas la différence entre le ciel et les flots,

Ce sont des dizaines de nuances froides qui colorent ma vue,

Je me sens si seul ici, rejoins-moi, prends le bateau…

 

Dans l'impatience de te revoir, je reste devant cette vue qui me rappelle tant ce ciel de Honfleur de ce peintre que tu aimais tant.

 

 

Ton père. 

 

SÉQUENCE 4 : LUMIÈRE (Sur Figures au bord de la mer)


Ma très chère cousine,

 

Aujourd'hui je me suis intéressée à un tableau de Nicolas de Staël qui m'a particulièrement touchée, car je me suis remémoré nos balades au bord de la mer au coucher du soleil : on dirait même qu'on nous a peintes toutes les deux sur la plage… Ce tableau m'a beaucoup apaisée, je l'ai vu quand je me baladais au musée de Düsseldorf.

Sur la toile, le sable, la mer et le ciel sont rouges, la lumière aveuglante illumine tout autour de ces deux personnages immobiles avec des bouteilles à la main, les éclats jaunes du soleil scintillent sur la mer orange. Le sable est rouge comme en ce vendredi 26 juin 2015…

Aujourd'hui, je me promène sur la plage sans toi, mais je sens ta présence en entendant le bruit que font les vagues, je t’entends encore crier lorsque tu as vu cet homme armé tirer sur des touristes sur cette plage de Tunisie, la plage de mon enfance.

Celle où sont gravés à jamais les meilleurs comme les pires souvenirs.

Celle où j'aurais pu mourir avec toi.

Celle où j'écris cette lettre que tu ne liras jamais, assise sur ce sable chaud où ton corps était allongé.

Tu me manques.

Sirine

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Chère maman,

 

Tu sais que je ne suis pas douée pour écrire, mais j’ai décidé de t’envoyer cette lettre pour te faire profiter de la belle vue que j’ai. Les mots me manquent pour décrire le magnifique paysage qui s’offre à moi chaque soir. Pour tout te dire, je contemple ce spectacle en ce moment même où je t’écris. Tu sais que je ne suis pas du matin, donc si je me lève aussi tôt, tu te doutes bien que le spectacle doit être exceptionnel : pour t’en donner une idée, tu n’as qu’a penser au tableau de Nicolas de Staël, tu sais, les Figures au bord de la mer, c’est tout aussi coloré.

C’est une sensation magique que de se retrouver sur la plage avec à la fois la fraîcheur de la brise du matin, caressant la peau, et la chaleur du soleil se couchant. À ce moment, l’eau est comme recouverte d’un voile transparent qui reflète la lumière orange du soleil. Malgré la présence de nuages certains soirs, le soleil triomphe toujours. Cette lumière laisse paraître des ombres, qui dessinent des figures différentes chaque soir. Le premier jour, j’ai vu ton visage se dessiner en marron, ta couleur préférée. D’autres jours, j’apercevais seulement des figures assemblées telles une mosaïque de couleurs ou comme aujourd’hui deux personnes sirotant leurs cocktails devant ce magnifique spectacle de couleurs. Depuis mon départ, je vois ton visage partout.

       Tu me manques, je pense beaucoup à toi.

 

S.

 

SÉQUENCE 5 : MOUVEMENT (Sur Les Footballeurs)

 

Cher Lionel Messi,

 

Je vous envoie cette lettre pour vous parler d’une œuvre de Nicolas de Stael intitulée « Les footballeurs ». Ce tableau m’a beaucoup fait penser à vous sur une action qui était jouée dans un match du Classico, Le FC Barcelone contre le Real Madrid. Sur la toile, il y a deux joueurs visiblement d'une même équipe (en bleu) qui viennent sur les deux cotés d'un seul joueur, qui me fait beaucoup penser à vous. Cela me rappelle le moment où Ramos et Diarra (tous deux joueurs du Real de Madrid) vous ont encerclé pour vous faire tomber. Ce moment-là m'avait marqué car il montre la violence et la rivalité de ces deux équipes lorsqu’elles s'affrontent. Selon moi, cette toile est l'illustration parfaite de ce moment qui a marqué mon esprit.

Je vous souhaite beaucoup de victoires encore, mon cher Lionel Messi !

 

Votre plus grand supporter.

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SÉQUENCE 6 : L’ESPACE (Sur Les mouettes)

 

Ô toi, mon cher Univers,

 

Toi qui possèdes tant de merveilles, toi qui es admiré par ces êtres qui possèdent des ailes, et qui, du haut du ciel, front au vent, survolent les mers. Vu d’en bas, tu es si grand ; vu d’en haut, si imposant. Les ailes du ciel au cœur de leur voyage sans fin, cherchent à atteindre l’horizon infini qui te sépare du ciel bleu. Malgré le froid là-haut, je t’écris cette lettre sur un nuage blanc, au-dessus de la mer et de la terre. Les guerriers du ciel volent jusqu’au port, criant au soleil chaud du Sud. Je survole comme eux le ciel en ce moment même ; nous sommes un petit groupe, mais il y en a un qui a le pelage plus foncé que les autres : tu nous vois sans doute en ce moment. J’observe du haut du ciel la terre, tout comme eux, et je me demande parfois si ce n’est pas la terre qui est en haut et nous en bas, si ce sont les nuages qui reflètent la mer bleue au-dessus de nous. Ô toi, mon cher Univers, celle-ci te ressemble comme deux gouttes d’eau ; les nuages en bas sont comme certains d’entre nous, ils volent silencieusement et ont un pelage blanc. Je suis comme cette mouette foncée dans le tableau de Nicolas de Staël : je suis solitaire, derrière toutes les autres, à t’écrire cette lettre.

 

 

Signé : le neuvième oiseau du tableau.

  


À Nicolas de Staël


À rythme régulier et en direction donnée,

Durant toute la journée ils ne cessent de voler,

Au-dessus des nuages, ils s'arrêtent sur la plage

Pour reprendre des forces, et atteindre la Corse.

Qu'ils sont beaux ces oiseaux, qui volent et rasent l'eau

Ils seront visibles de là-bas, lorsque l'on me lira

Avec leurs distinctions, on en trouve à chaque saison,

De ces oiseaux si beaux, nés d'un simple pinceau

On apprécie ces teintes, que l'on admire sans crainte

Ces ombres et ces courbes, d'un peintre des plus fourbes

Qui sait, par ces peintures, sans la moindre rature,

Dessiner de magnifiques ciels, appréciés plus que le miel,

Nous montrant ainsi que son univers, nous est à tous entrouvert…

Comme je l'apprécie, ce peintre auquel j'écris !

 

Imad.

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SÉQUENCE 7 : L’INACHEVÉ (Sur Le Concert)

 

Cher Alexis,

Je t'écris cette lettre pour te faire part d'une peinture que j'aime beaucoup, peut-être que tu la connais déjà, peut-être pas. Elle représente un concert. Le Concert, c'est aussi son titre. Elle est inachevée, mais tout de même quasi accomplie. C'est une peinture figurative. Quand tu liras cette lettre, sans doute que tu chercheras à voir la toile, et alors tu verras une poire sur la droite du tableau. C'est ce qui fait de cette toile une sorte de nature morte, mais c'est surtout un concert, comme son nom l'indique. En réalité, cette poire est une contrebasse. C'est tout de suite plus logique, n'est-ce pas ? Comme tu peux le constater, le fond et le premier plan sont en opposition. Fond lisse rouge, et premier plan coloré comme une mosaïque. Ce tableau me fait penser à nos concert d'avant, pas toi ? Toi à la contrebasse, et moi au piano, le bon vieux temps.

Je n'attends pas de réponse de ta part, après toutes ces années je pourrais comprendre que tu ne veuilles pas répondre. Mais va voir cette peinture, elle en vaut le détour. Pour ma part, je l'ai aimée.

À bientôt je l'espère,

 

Ton vieil ami, Félix.

 


Inscription ACCPE session 3

publié le 26 avr. 2017 à 23:33 par Laetitia ROUSSEAUX

Merci de compléter le formulaire suivant pour vous inscrire à l'ACCPE n°3. 

ACCPE 2NDE GT SESSION 3

Paris Mozart Orchestra au bahut avec Nicolas de Staël!!

publié le 23 avr. 2017 à 03:14 par Louisa MAZOUZ   [ mis à jour : 23 avr. 2017 à 03:25 ]

Dans le cadre de la 3e étape de l'action "Un orchestre dans mon bahut" 2017, Claire Gibault (la première femme à diriger l’Orchestre de la Scala et les musiciens de la Philharmonie de Berlin) et le Paris Mozart Orchestra ont passé toute la journée du jeudi 30 mars au lycée Condorcet : découverte des instruments de musique, partage d'anecdotes, déjeuner avec les élèves, puis concert l'après-midi. Une journée riche en échanges. 

À cette occasion, les textes créés par les élèves de 2nde4 et 2nde6, cette année, sur le thème de l'invitation au voyage à partir d'une correspondance picturale inspirée des tableaux de Nicolas de Staël qui écrivait en 1937 dans une lettre à son père « Je sais que ma vie sera un continuel voyage sur une mer incertaine ».

Les textes de nos lycéens, lus par Tony Harrisson (acteur,scénariste et réalisateur) récitant, ont eu beaucoup de succès auprès des musiciens et des autres lycéens qui ont assisté à ce concert présenté comme une invitation au voyage autour des tableaux de Staël, sa correspondance et la musique d'Edith Canat de Chizy, "Staël, peindre l'inaccessible..." sous la forme d'un mélologue pour récitant et ensemble instrumental : quintette à cordes, flûte, hautbois, clarinette, clarinette basse et trombone).

Le programme de ce concert sans entracte fut le suivant :

*Alexandre Glazounov Rêverie Orientale 8 min

*Edith Canat de Chizy De Staël, peindre l'inaccessible 40 min
Création 2016 pour quintette à cordes, flûte, hautbois, clarinette, clarinette basse, trombone et récitant (commande du Paris Mozart Orchestra)

*Wolfgang Amadeus Mozart Quintette avec clarinette en la majeur K.581 (1er et 2e mouvement) 10 min

Ce sont au total près de 130 lycéens de classes de 2nde, 1ère et BTS qui ont assisté à cette après-midi musicale.
Inoubliable et magique! La captation sera bientôt disponible en ligne. Restez connectés!

La quatrième et dernière étape du projet Un Orchestre dans mon Bahut sera le grand concert de clôture qui aura lieu au Palais d'Iéna le jeudi 18 mai 2017, bien entendu, les élèves du lycée Condorcet y participeront.






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